Intégrité, Honnêteté, Responsabilité et Justice

Le blanchiment d’argent, la corruption, le trafic d’influence, la concussion, la prise illégale d’intérêts, les détournements de fonds publics et le favoritisme sont des fléaux que l’on assimile aujourd’hui à des crimes. Pour ces crimes, nous, société civile et citoyens congolais du Réseau Anti-Corruption au Congo, souhaitons mettre tout en œuvre pour lutter, combattre, éradiquer et réduire à néant ces pratiques.

 

Nous souhaitons œuvrer à travers des actions préventives, d’information et de sensibilisation pour la lutte contre la corruption et le transfert, sous toutes ses formes, des fonds d’origine illicite d’une part, et mettre en place des partenariats afin d’obtenir la restitution des fonds spoliés aux populations, illégalement placés dans des comptes off-shore, dans des paradis fiscaux ou encore dans des comptes bancaires servant de prête-noms.

 

Nous agirons dans le strict respect de la Convention des Nations Unies contre la corruption, ainsi que de la résolution 2000/13 du Conseil économique et social du 24/07/2001 sur « le renforcement de la coopération internationale pour la prévention et la lutte contre le transfert de fonds d’origine illicite, provenant d’actes de corruption ».

 

Il est mondialement reconnu et indéniable que les actes de corruption constituent un frein durable au développement d’une Nation — et encore plus pour le Congo — car les valeurs démocratiques y sont bafouées et réduites à leur plus simple expression.

 

La Déclaration de Johannesburg, dans le cadre de la Convention des Nations Unies sur le développement durable (26/08 au 04/09/2002), mentionne « la gravité des problèmes et menaces qu’engendre la corruption, à la fois pour la stabilité et la sécurité des sociétés ; elle menace les valeurs morales ainsi que la justice des États ».

 

Nous nous engageons, autour de la première Agence Congolaise citoyenne de prévention et de lutte contre la corruption et le blanchiment d’argent.

Il existe un lien étroit entre ce fléau et d’autres formes de criminalité qui sévissent au Congo et dans le monde : ce phénomène a pris une dimension internationale et fait ressortir un nombre considérable de transactions illicites et de comportements immoraux, au détriment des populations les plus faibles, qui constituent le plus grand nombre.

 

Son caractère transnational, en proie à la déstabilisation de toutes les économies de n’importe quelle société dans le monde, doit nous interpeller. Il nous engage à mettre en œuvre les mesures nécessaires pour lutter de façon pérenne contre ce fléau, mais aussi à concevoir les outils adéquats d’identification, de contrôle, de sanction et de formation.

Le  Président